Je me suis permis de citer ce texte intégralement. Je demande aux auteurs de bien vouloir m'en excuser. Mais cela vous redonne courage. Car très fidèlement à ce qui est décrit, cinq ans de vie avec une personne dont le comportement est si bien décrit d'un simple mal de dos je suis désormais invalide de deuxième catégorie.

Ce site me servira à rapporter tous les faits décrits ci-dessous et qui ont émaillé ma vie. J'ai eu droit à des gardes-à vue pour des mensonges. J'ai du plusieurs fois me réfugier chez la seule personne qui pouvait m'accueillir, ma mère. Elle aussi est la cible de critique de la part de ma femme. Pour appréhender mon histoire, je vous donne rendez-vous à MA VIE.

 Les manipulateurs ont trois fonds de pensée principaux, c’est-à-dire trois choses auxquelles ils pensent en priorité. en vous regardant. Un manipulateur se fiche de toutes les remarques que vous pouvez lui faire. Vous avez beau utiliser les arguments les plus sensés, à l’arrivée, le manipulateur n’en fait qu’à sa tête. Ils adorent vous compliquer la vie, sont plein de représailles et de malveillance gratuite. Et pour finir, commence à se révolter il redevient gentil et adorable par calcul. On revient donc à la ficelle de la séduction, et c’est un cercle vicieux.  On ne peut pas soigner un manipulateur, ils traversent la vie en étant bourrés de colère et de haine. Quant à savoir d’où vient cette malveillance, la réponse est compliquée. Mais l’auteure fait part que, dans ma pratique quotidienne, le manipulateur a souvent une relation déjà perverse avec l’un de ses parents, son frère ou sa sœur.  Il n’est pas possible de soigner ces personnes, et cela pour plusieurs raisons simples: - Tout d’abord parce qu’ils ne sont pas demandeurs de soins, ils sont fiers de ce qu’ils sont et ne se reconnaissent pas comme ayant un problème. - Ensuite, leur système de pensée est par ailleurs verrouillé face à l’autocritique, or on ne peut pas travailler correctement en thérapie si la personne n’assume pas sa part de responsabilité. - Enfin, les manipulateurs mentent aux psy, ce qui donne un matériel faussé.  Un cadrage est par contre possible et nécessaire. À défaut de pouvoir les soigner, je pense par contre qu’il est possible de les cadrer. Un manipulateur cadré, à qui on ne laisse plus d’espace de nuire, devient calme et inoffensif. Ce cadrage commence par la prise de conscience de la société, c’est à elle d’être plus mature. Il faut arrêter de victimiser les manipulateurs et de minimiser, voire passer sous silence, la parole des victimes. Arrêter ce tour de passe-passe qui consiste à se tromper tout le temps de cible. C’est l’ambiance générale de notre société qui leur donne cette impunité. Pour ne plus être manipulable, il faut avant tout accepter l’idée que ces gens-là existent, qu’ils sont délibérément malveillants et sournois. Ensuite, il faut fixer des limites à sa propre gentillesse (trop bon, trop...) et pratiquer l’affirmation tranquille de soi. La relation qui permet de prendre le pouvoir sur quelqu’un pourrait être définie en un seul mot : "décervelage". Le manipulé devient peu à peu inapte à opérer la distinction entre ce qui est bon ou mauvais pour lui. La relation d’emprise est encore mal analysée, il en résulte des conclusions erronées et de nombreuses idées reçues qui sont fausses, comme le fait de penser que les personnes manipulées sont "faibles" ? Elles ne le sont pas. Ce sont même souvent les personnes les plus "intelligentes", dans le sens de "brillantes", qui sont paradoxalement le plus "sensibles" (ou les plus exposées) aux techniques de manipulation. Philippe Breton, l'un des meilleurs spécialistes français de la parole et de la communication, explique cela dans son livre, intitulé : "La parole manipulée" (édition La Découverte), récompensé en 1998 par le prix de philosophie morale de l'Académie des sciences morales et politiques. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la manipulation instaure une relation d’emprise totalement asymétrique, d’autant plus forte qu’elle s’inscrit sur le long terme. Il n’y a aucune égalité entre un manipulateur et sa cible. Nous commençons aujourd’hui  à mieux connaître ces processus grâce aux travaux de certains neuropsychiatres qui décrivent comment le mécanisme de disjonction opère chez une personne traumatisée. Il se produit exactement la même chose chez quelqu'un soumis à des agressions psychiques répétées. Ce qui agit dans ce cas n'est pas l'intensité du vécu traumatique mais sa répétitivité, ce qui corrobore la notion de "décervelage" décrite par le psychanalyste Paul-Claude Racamier, découvreur de nombreux concepts et néologismes parmi lesquels celui de la perversion narcissique. Nous savons désormais comment fonctionnent les circuits neuronaux d’auto-inhibition d’une personne manipulée. Cette auto inhibition se traduit par un phénomène d’autodestruction dont les conséquences physiologiques peuvent être très graves. Le décervelage ne représente que la phase préalable d’une dévitalisation dont les effets se répercutent sur la santé mentale et physique du manipulé. Comme souvent, la pluridisciplinarité favoriserait une meilleure  compréhension des choses... Oui. Je pense que pour aller encore plus loin dans la connaissance de cette problématique il serait nécessaire d’établir ce que le sociologue Edgar Morin appelle des "reliances" interdisciplinaires. Cela consiste à regrouper les connaissances de diverses disciplines telles la psychanalyse, la psychologie de la communication, les neurosciences, l’anthropologie, la sociologie, etc. qui toutes étudient la manipulation, la relation d’emprise et les conséquences de ces dernières sur les individus. Bref, ce champ d’investigation reste encore à défricher d’autant que des découvertes récentes effectuées dans le domaine de la biologie moléculaire et génétique viennent, elles aussi, étayer la thèse que des "agents stresseurs", tels que certaines manipulations, détériorent nos gènes et les rendent "muets". « La manipulation altère profondément la personnalité du manipulé". Du fait de l’action du "décervelage", le manipulateur pourra dès lors "imprimer" son mode de pensée chez le manipulé exactement comme on grave un nouveau fichier sur un disque CD vierge. De nouveaux comportements vont alors apparaître et ces "transagirs", comme les nomme Paul-Claude Racamier, agiront tels des cliquets antiretour dans l’évolution de la personne manipulée. Selon la théorie de l’engagement empruntée à la psychosociologie, l’individu réajuste son système de pensée pour le rendre cohérent avec ses agissements. Cette réorganisation psychique provoque des dissonances cognitives chez la personne manipulée qui se trouve alors en conflit de loyauté entre ce que la manipulation lui "impose" de faire et les valeurs morales que ces nouveaux comportements transgressent. Or, le conflit de loyauté est le mode opératoire le plus fondamental de la torture. Toutefois, pour que le manipulé ne puisse pas retrouver ses capacités psychiques, l’état de confusion mentale doit être soigneusement entretenu. Un des meilleurs moyens pour y parvenir réside dans l’utilisation du discours paradoxal que je formule ainsi : "Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais et surtout puissiez-vous ne rien comprendre à ce que je vous raconte de manière à ce que, quoi que vous pensiez, quoi que vous disiez ou quoi que vous fassiez, je puisse toujours avoir raison". Ce type de communication, qui tend à faire agir les unes contre les autres différentes aires de la personnalité du manipulé, génère des conflits de loyauté et est "schizophrénogène". Pour le dire plus simplement, ce genre de communication rend « fou ».